lundi 7 décembre 2009
Au travail! À la recherche de mots qui me causent bien des maux.
Voici les sources que j'ai utilisées:
- Le site du ministère de l'Éducation, du Sport et des Loisirs;
- Le dictionnaire québécois d'aujourd'hui;
- Le dictionnaire Robert & Collins (2003) (version en ligne)
- Le dictionnaire de poche Larousse Anglais-Français
- Oxford Advanced Learner’s Dictionary (2005) (version en ligne)
- Grand Dictionnaire Terminologique (GDT);
- Harrap’s French and English Dictionnary;
- Le Robert & Collins anglais de poche;
- Rey-Debove, Josette, Étude linguistique et sémiotique des dictionnaires français contemporains;
- Lightbown & Spada, How languages are learned.
Je continue d'effectuer des recherches et je rencontre Mme Saint-Yves!
À bientôt!
mercredi 4 novembre 2009
Petite enquête
Or, ce midi, en allant à la cafétéria, j'ai entendu des Français parler. Je me suis donc approchée et j'ai fait la même vérification auprès d'eux. Personne n'a utilisé le mot écornifler. Ils ont dit qu'ils diraient fouiner, fureter. Quand je leur ai demandé s'ils connaissaient le mot écornifler. Ils m'ont tous dit que non. Ils ne l'avaient jamais entendu. Ces personnes avaient une vingtaine d'années. Je leur ai dit qu'anciennement écornifler était utilisé en France pour décrire une personne qui faisait le pique-assiette, qui écorniflait le bien des autres, sans permission.
Ce n'est pas une preuve scientifique, mais on peut dire que ce verbe n'est peut-être plus utilisé en France.
C'est vraiment passionnant!
dimanche 1 novembre 2009
Article de dictionnaire - Terminé!
ÉCORNIFLER [ekɔʁnifle] v. tr. Rem. Variante ancienne escornifler
•[1930, Québec]. Fam. Chercher à voir ou entendre ce qui se passe chez le voisin, épier, espionner. Écornifler chez le voisin, Écornifler les autres. Écornifler aux fenêtres, aux portes, au trou de la serrure, sur le perron, Écornifler derrière une grosse persienne, Écornifler au téléphone. syn. scèner, sentir.
« Ça vient icitte pour sentir, pour écornifler, pour voir de quoi c'est qui s'passe dans la maison. » (C.-H. Grignon, Un homme et son péché, 1939, épisode 33, p. 5),
« Je suis accro à Facebook. (Pour les gens qui vivent dans une caverne depuis trois ans, Facebook, c'est la version virtuelle de nos grands-mères qui se berçaient sur leur galerie, le soir, pour écornifler chez les voisins.) » (Alex Perron, Accro à Face Book, 15 juillet 2009, La Presse)
«Je suis allé écornifler au centre touristique, assis à une table, en lisant quelque recueil de Vigneault. J'espionnais d'une oreille distraite ce que disaient les touristes, en débarquant. » (P. Lagacé, Là où la route commence, 15 août 2009, p. A9,Actualités, La Presse).
S’introduire chez qqn avec ou sans invitation pour en tirer une information. Venir écornifler.
«Veux-tu l'savoir c'qui v'nait fair' dans ma cour? Ben moé, j'mettrais ma main dans l'feu qui s'en v'nait écornifler par mes f'nêtres. [...] Chu sûr que c'est lui qui vient m'espionner.» P. Châtillon, Le fou, 1975, p.107).
«Comment construit-on une maison écologique? Par où commence-t-on ? Combien cela coûte-t-il? Notre journaliste a obtenu le permis d'écornifler sur le chantier du premier triplex vert et zéro énergie en Amérique. » (D.Chrétien, Maison verte, planche par planche, 1 décembre 2008, p. 85, L'Actualité, no. Vol:3,No:19).
v.intr. Regarder avec curiosité, péj. fouiner, faire du lèche-vitrine, fureter, Écornifler dans les magasins.
«J'ai rien acheté. J'ai juste été écornifler dans les magasins». (D. Sankoff, G. Sankoff, H. Cedergren (dir.) Corpus Sankoff-Cedergren ,1971. «J'aime bien écornifler sur le plateau...» (Depuis le 11 nov. 1989: 7 jours, Montréal, Trustar limitée).
Fig. «Toujours le parquet astiqué reluisait. Toujours des bouquets «écorniflaient» dans les fenêtres. […] » (Bertrand B. Leblanc, Variations sur un thème anathema, 1983).
HIST. (1) v.tr.-1441 croisement de écorner et de l’ancien français nifler (-renifler), avec p.-ê. l’influence du moyen français rifler «piller» (2) (1874) Région (Canada) épier, surveiller avec indiscretion. – espionner (3) 1932, havr. tinch. v. regarder avec une curiosité – cet emploi provident des dialectes d’Anjou et de Normandie.
(1)NPR 2009, (2) NPR 2009, (3) FEW 1932 (4) Glossaire du parler français au Canada 1930.
mercredi 28 octobre 2009
Ébauche 2
jeudi 22 octobre 2009
En chantier et en questionnement - Vos commentaires svp
Maintenant que j'ai fait toutes ces recherches, je me demande si je dois commencer à rédiger mon article. Est-ce que je suis passée à côté de quelque chose d'important. J'apprécierais vos commentaires ou suggestions. Merci et bonne recherche à toutes!
dimanche 18 octobre 2009
Au travail!
Bonne semaine à toutes!
mercredi 14 octobre 2009
Journée au TLF
Bonnes recherches à toutes les participantes et Merci tout spécial à France pour la photo.
lundi 5 octobre 2009
comparaison de définitions
lundi 28 septembre 2009
Travail de comparaison des définitions des mots femme et homme
lundi 21 septembre 2009
Résumé de lecture 2
Dans cet article, Jean Pruvost propose un parcours lexicographique à la manière d’un voyage dans l’univers des dictionnaires monolingues de France. Il nous fait découvrir comment les lexicographes ont utilisé de manière plus ou moins confuse les mots-clés, « nouvelle France, Canada, Québec » au cours du dix-sept et dix-huitième siècle.
Tout d’abord, un premier arrêt s’impose dans les dictionnaires monolingues français fondateurs. Ensuite, il nous amène vers la première moitié du dix-huitième siècle où les ouvrages commencent à intégrer peu à peu des mots et des réalités appartenant à l’Amérique. Finalement le troisième dictionnaire, Encyclopédie de Diderot et Alembert permet de relever, classer, analyser toutes les occurrences de ces mots-clés.
Il faut retourner en 1571 au dictionnaire d’épithètes Les Épithètes françoises de Maurice de La Porte pour trouver le mot France, aucune mention cependant n’est faite de la Nouvelle France et de Canada. Cet ouvrage vise à donner des épithètes aux poètes pour ainsi les aider à leur propos. Par contre, il est intéressant de voir comment le mot « sauvages » est défini. De La Porte ne se gêne pas pour les qualifier entre autres de « cruels et brutaux ».
Ensuite Pruvost nous présente les trois premiers dictionnaires monolingues qui marqueront la fin du Grand Siècle.
1.- Le Dictionnaire françois (1680) de Richelet – aucune mention de la Nouvelle-France ni du Canada, on y retrouve quelques commentaires se rapportant aux indiens pour définir leurs moyens de transport.
2.-Le Dictionnaire universel (1690) de Furetière – aucune mention de la Nouvelle-France, par contre le nouveau Monde, l’Amérique, le Canada et le Québec y sont présents.
3.- Le Dictionnaire de l’Académie françoise (1694) – y mentionne une seule fois la Nouvelle-France en opposition à quatre pour le Canada.
L’auteur rapporte qu’on ne peut que constater que c’est le mot Canada qui l’emporte sur le terme Nouvelle-France et que c’est peut-être pour cela qu’encore aujourd’hui, ces deux termes sont parfois perçus comme synonymes par des Français peu instruits et mal formés en géographie.
Par la suite, l’auteur nous transporte vers l’année 1718 où paraissait le Dictionnaire comique, satyrique, critique, burlesque, libre et proverbial de Philibert Joseph Leroux. Il est évident qu’un tel titre n’annonce en rien la mention de la Nouvelle-France. Cependant cet ouvrage traite de façon particulière le mot Iroquois, qui est décrit comme étant « un mot piquant et injurieux lorsqu’on l’applique à une personne qu’on maltraite d’injures et de paroles ».
Puis, le Grand Dictionnaire géographique historique et critique de La Martinière y fait pour sa part une description détaillée du Nouveau Monde en utilisant une liste des régions et des peuples qui composent l’Amérique. Étant donné que le recensement et la désignation des aires géographiques est en grande demande, il en va de soi que les lexicographes en fasse leur responsabilité.
Dans la lignée de l’ouvrage de Furetière, vient par la suite le Dictionnaire de Trévoux qui fut rédigé par les jésuites. Ce dictionnaire se veut un ajout d’informations et n’apporte pas de grands changements au travail de Furetière. On y retrouve par contre des traductions latines, par exemple les mots iroquois, hurons, caribou y sont latinisés.
Ce n’est qu’à partir du 18ième siècle que les dictionnaires réserveront une place de plus en plus grande à la Nouvelle-France. C’est d’ailleurs dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (1751-1772) qu’un nouveau genre s’annonce : celui de l’encyclopédie. La Nouvelle-France y sera représentée comme une entité politique et elle y fera une entrée spectaculaire. On y retrouvera 90 occurrences de celle-ci. Le Canada aura pour sa part 190 occurrences, mais seulement 9 pour Québec. Cette encyclopédie aura été produite en raison du désir de traduire les trois volumes de la Cyclopoedia de William Chambers. Il aura fallu trente ans à ces auteurs pour effectuer ce travail colossal. Ils seront reconnus internationalement et leur œuvre sera considérée comme un « monument lexicographique ». Contrairement au dictionnaire de Leroux, les « sauvages », seront présenter différemment, on dira d’eux qu’ils sont des êtres intelligents malgré quelques défauts. On remarque que les encyclopédistes ne s’intéressent pas à la situation politique en Nouvelle-France : c’est plutôt au climat et aux peuples qu’ils s’intéressent et non à la rivalité Français/Anglais. Les références faites à la Nouvelle-France, au Canada et au Québec dans l’Encyclopédie peuvent être regroupées en 13 éléments soient les considérations géographiques, les noms de peuples et de peuplades, les « sauvages », la nature, le climat, la religion, les traditions, les animaux, les plantes, les produits alimentaires et médicaux, le commerce, et les moyens de transports.
Jean Pruvost nous fait constater qu’à travers ces 13 éléments, nous pouvons comprendre la vision des Français au sujet de la Nouvelle-France. Le contexte politique ne semble pas occuper une place importante. Le Canada est vu comme une terre chaleureuse où les conflits et les territoires occupés ne sont que des évènements secondaires. Par contre, la géographie et l’ethnologie reçoivent beaucoup plus d’intérêt.
Pour mettre fin à notre voyage, l’auteur présente tout d’abord le Dictionnaire critique de la langue française de Féraud (1787) où on y présente le mot « les capillaires » pour mentionner le Canada. Or cet ouvrage ne fait nulle mention de la Nouvelle-France. L’auteur s’attarde toutefois aux prépositions précédent Canada (du, de, en). Par la suite, le Dictionnaire pour jeunes personnes, complément nécessaire de toute bonne éducation (1841). Cet ouvrage « édulcoré » représente le côté machiste de l’époque, puisqu’il est en quelque sorte une version du Dictionnaire de la conversation et de la lecture destiné aux hommes. Ce qui rend sa lecture intéressante est le fait que pour une première fois, la France semble regretter d’avoir laissé tomber sa cousine la Nouvelle-France et exprime le désir de vouloir créer des liens avec les francophones de l’Amérique du Nord.
dimanche 20 septembre 2009
Résumé de lecture
Entre dépendance et affirmation : le parcours historique des lexicographes québécois,
Claude Poirier, Université Laval
Dans un premier temps, cet article propose un portrait de l’histoire linguistique québécoise à travers le parcours des lexicographes québécois et les époques. Ce portrait commente l’interprétation de nos relations avec la France. Ces relations sont empreintes d’un va-et-vient entre la proximité et l’éloignement. L’auteur s’est basé sur différentes recherches, entre autres, celles de Mme Gabrielle Saint-Yves (2002-2003) et de Mme Annick Farina (2001). L’histoire du français québécois a été façonnée par des évènements marquants tels que des révolutions,des guerres, des traités et des élections. Ces évènements ont laissé des traces qui ont servies à l’élaboration du corpus à l’étude de Trésor de la langue française québécoise. C’est à partir de la période précoloniale (avant 1608), période sans normes linguistiques omniprésentes en passant par la période d’émergence et de consolidation du français canadien (1760-1840) où la présence du français est libre et non contrôlée par une aristocratie comme en France. L’auteur poursuit en présentant la période de dévalorisation de l’usage canadien (1841-1959) jusqu’à la période de reconstruction de l’estime de soi (depuis 1960). L’auteur décrit l’univers fascinant d’un peuple et d’une construction identitaire forgée par sa langue.
Le portrait historique, dépeint par l’auteur, mentionne que les Québécois n’ont pas pardonné la conquête militaire et se sont sentis en quelque sorte abandonnés par la France. Ces sentiments d’abandon et d’amertume ont contribué à former une distance entre les deux peuples. De 1608 à 1759, période de la Nouvelle-France, on remarque plus de distance par rapport à Montréal. On commence à percevoir des différences dans certains mots comme « paysan » et « habitant ». Il y a présence de mots français, d’emprunts amérindiens et de nouveaux mots, qui sont, selon les recherches de l’auteur, les premiers pas d’une différence entre les Français de France et les Français canadiens. Par contre entre 1760-1840, on constate que distance ne veut pas dire rupture définitive car le français est bel et bien présent dans les manuscrits. D’ailleurs, « 116 journaux et périodiques voient le jour » et permettent une expression libre qui contribuera à distancier davantage la France de son ancienne colonie. La période de dévalorisation de l’usage canadien (1841-1959), marquée par la perte du statut de langue officielle du français, fera connaître la publication du Manuel de Maguire. Rigide et sévère à l’égard du français canadien, cette publication suscitera de vives réactions de la part de l’abbé Jérôme Demers, fier défenseur du français canadien. C’est en 1860 que naîtra une perception très profonde partagée par un grand nombre de lettrés à l’effet que le Canada français dépendrait de la France tant aux plans culturels que linguistiques. Cette perception persistera longtemps et sera nourrie par les puristes qui ne se gêneront pas pour imposer leurs normes linguistiques par divers moyens tels que : des manuels de correction, des chroniques de langage et des feuillets de styles « Corrigeons-nous ». Plus tard, ils iront même à s’ingérer dans des émissions radiophoniques pour imposer leurs idéologies. Les autorités religieuses et politiques de l’époque partageront ces idéologies et s’en serviront à leurs fins. Malgré que bien des écrivains aient décrié ces dernières, elles dominent et contribuent à maintenir un sentiment d’infériorité linguistique par rapport aux Français. Peuple libre, indépendant et audacieux, il résiste. Malgré les barrières auxquelles il doit faire face, ses écrivains réussissent à l’utiliser dans la littérature. Le peuple s’exprime et va à l’encontre du discours redondant portant sur la supériorité des Français.
II s’en suivra une période nommée la reconstruction de l’estime de soi (depuis 1960) qui verra le jour avec la Révolution tranquille. À la recherche d’une identité propre, c’est durant cette période qu’on assistera d’un côté à un rapprochement des Français et de l’autre à un éloignement bien présent dans la littérature et les autres formes artistiques. La langue est plus près du peuple et délaisse le modèle franco-français pour se rapprocher de l’usage quotidien de la langue. Le Québec change ses relations avec la France. On assiste à l’apparition du joual dans la littérature. Certains le qualifient d’une manifestation identitaire et d’autres craignent qu’il ne projette une image folklorique de la langue. C’est à partir de cette période, qu’on assiste à des réformes et changements linguistiques par exemple : on préfère « Québécois » à « Canadiens français ». L’auteur décrit cette période comme faisant partie « d’une volonté de libération culturelle…dans une démarche globale visant à mettre fin à une situation d’infériorité générale qui avait rendu impossible l’épanouissement social. »
Dans un deuxième temps, l’auteur argumente que l’élaboration lexicographique du Québec se situe très près du discours des élites lequel dépend étroitement de son sentiment d’appartenance aux Canadiens/Québécois par rapport aux Français. Étant donné que nos ancêtres étaient beaucoup plus préoccupés par leur survie que par la langue, c’est tout d’abord vers les missionnaires qu’on doit se tourner pour en connaître davantage sur la langue. L’auteur mentionne le travail de Pierre-Phillipe Potier et celui du Père Joubert. Entre 1760 et 1840, l’arrivée des Anglais a menacé la survie du français car la cohabitation des deux langues contribue à angliciser la première. L’auteur mentionne également l’ouvrage de Viger qu’il décrit comme étant plus tolérant que Maguire. L’auteur énumère les différentes catégories de publications qui passent de la rigidité à la tempérance. Un tableau classant les écrivains par catégories : puristes, pédagogues et glossairistes, nous aide à comprendre. Ces écrivains, ayant comme point commun, la représentation des mentalités de la société dans laquelle ils vivaient. Société où la France agissait comme référence pour établir les normes du français canadien. Claude Poirier mentionne que des protagonistes tels que Sulte et Legendre ont sûrement joué un rôle favorable aux changements de mentalités. Le projet du Glossaire du parler français au Canada, doit sa publication problablement à ces changements car de campagne de correction les ouvrages se dirigent plus vers une campagne de description. Claude Poirier ajoute également que le Dictionnaire général de la langue française au Canada de Louis-Alexandre Bélisle avait pour objectif de joindre à la fois description et prescription. D’ailleurs dans son introduction Bélisle déclarait qu’il fallait arrêter de croire, de dire ou de prétendre que ce qui venait de nous était mauvais. Bélisle était un fier défenseur de la conservation des tournures canadiennes. Demeurer authentique était de grande importance pour lui.
Ces dernières années, plusieurs ouvrages lexicographiques ont vu le jour et on peut constater la reconnaissance d’un éloignement des Québécois par rapport aux Français dans divers domaines tels que la littérature, la chanson et le cinéma. Cette distance a créé un climat propice à l’émancipation de la lexicographie. L’auteur mentionne plusieurs ouvrages entre autres, Le dictionnaire des difficultés de la langue française au Canada de Gérard Dagenais (1967), le dictionnaire de la langue québécoise de Léandre Bergeron (1980), le dictionnaire des particularités de l’usage de Jean Darbelnet (1986), le Multidictionnaire de Marie-Éva de Villers (1988) et le dictionnaire du français Plus (1988) qui pour sa part a ouvert les portes de la référence au français du Québec et dont la publication a semé toute une controverse. Le manque de liberté du lexicographe par rapport au contenu des dictionnaires est clairement identifié dans cette controverse. Il est très intéressant de lire la description de M. Poirier à ce sujet. Par la suite et dans le même ordre d’idées, deux autres dictionnaires ont suivi les traces du DFP : le Dictionnaire québécois d’aujourd’hui (1992) et le Dictionnaire québécois-français de Meney (1999). Toutefois, tel que l’exprime l’auteur, le français québécois a dû mal à s’identifier dans les ouvrages lexicographiques. Bien que le climat soit favorable à l’affirmation culturelle du Québec, il est difficile de comprendre les controverses qu’engendrent les dictionnaires fondés sur la reconnaissance du français québécois.
C’est tout un défi à relever. Le besoin est bien présent. Pour être bien reçus, les dictionnaires québécois devraient être représentatifs de l’autonomie linguistique québécoise sans toutefois délaisser les liens avec la France. Pour terminer, l’auteur conclut en soulignant le travail fait par l’équipe du Trésor de la langue française au Québec. Cette équipe a pour objectif de dresser un portrait de notre histoire linguistique. Ce travail est primordial car si nous voulons un jour atteindre la détermination de nos standards linguistiques, il faut sans aucun doute faire la lumière sur l’origine du lexique québécois. Comme le mentionne l’auteur, ce n’est pas une tâche facile, mais c’est seulement de cette façon que nous pourrons atteindre notre but.
